Nouveau pacte ferroviaire

Les Français sont profondément attachés au service public ferroviaire, qui assure chaque jour le transport de plus de quatre millions de voyageurs dans les villes et les territoires ruraux. Mais s’ils voient toutes les améliorations apportées ces dernières années à leurs conditions de circulation, ils connaissent aussi, en tant que voyageurs, les failles dont souffre la SNCF.

Le constat du gouvernement est le même, et dénonce deux obstacles au développement de la SNCF : notre service public ferroviaire est surendetté, et n’a pas les moyens de se transformer pour répondre aux attentes de ses clients.

Il y a donc une réelle urgence à agir. Première priorité : la rénovation du réseau ferroviaire, à laquelle cette loi consacrera des investissements 36 milliards d’euros pour les 10 prochaines années. C’est 50 % de plus qu’au cours de la dernière décennie ! La seconde urgence est la modernisation sociale de l’entreprise : dans le cadre de ce nouveau pacte ferroviaire, les futurs recrutés de la SNCF bénéficieront des conditions relevant du code du travail. Troisième priorité : la rentabilité de cette entreprise. Pour la garantir, le gouvernement demande à la direction de la SNCF de présenter avant l’été un projet stratégique d’entreprise, qui devra aligner les coûts de l’entreprise sur les standards européens, améliorer la polyvalence des métiers, mieux organiser le travail, et former aux métiers de demain. La dette du système ferroviaire sera quant à elle prise en charge par l’Etat, comme annoncé par le Président de la République, à partir de 2020 pour assurer la viabilité économique du système ferroviaire.

La modernisation de la SNCF est la condition de sa pérennité : c’est pour cette raison que j’ai voté pour ce texte aux côtés de mes collègues du groupe MoDem, et que je me réjouis de son adoption en première lecture. Je suis à votre disposition et à votre écoute pour échanger à ce sujet à l’occasion mon prochain atelier citoyen, qui se tiendra le jeudi 3 mai à Jouy-en-Josas. J’espère vous y trouver nombreux !

Jean-Noël Barrot