Etats généraux de l’alimentation

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L’Assemblée nationale a adopté, mercredi 30 mai 2018, le projet de loi relatif aux états généraux de l’alimentation à une très large majorité : 339 voix contre 84. Cette loi vise à permettre aux agriculteurs de vivre dignement des fruits de leur travail, à accompagner la transformation des modèles de production pour mieux répondre aux attentes des consommateurs, et à promouvoir une alimentation saine et durable, en instaurant notamment  un objectif de 50% de produits bio ou issus de circuits courts à l’horizon 2022.

Pour y parvenir, j’ai fait adopter avec mon groupe 32 amendements. Ceux-ci prévoient la valorisation d’abattoirs mobiles et de projets alimentaires territoriaux dans la restauration collective, la garantie d’un revenu plus juste pour les agriculteurs, le soutien à la recherche de produits alternatifs aux phytopharmaceutiques, et le renforcement des sanctions pour les sociétés ne publiant pas leurs comptes.

Vous avez été nombreux à exprimer votre mécontentement légitime quant au vote relatif au glyphosate. Comme je m’y étais engagé pendant ma campagne, mon objectif est et restera la fin de l’utilisation de cette molécule à un horizon de trois ans. Je compte sur le monde agricole pour engager dès aujourd’hui la mutation de ses modes de production pour bannir d’ici trois ans l’usage du glyphosate et se tourner vers des alternatives respectueuses de l’environnement et sans conséquences pour la santé publique. Avec mon groupe parlementaire, j’ai fait adopter des amendements visant à mobiliser les moyens de recherche afin de développer les alternatives aux produits phytosanitaires et la réduction des délais d’évaluation et la simplification des conditions d’utilisation des produits biostimulants. Si nous ne constatons pas d’évolutions rapides et conclusives dans ce domaine, nous passerons alors par la loi comme l’a clairement indiqué le Président de la République. Vous pouvez compter sur moi pour mettre toutes mes forces dans la bataille le moment venu.

Jean-Noël Barrot