Réforme de la formation professionnelle

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Le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel est arrivé à l’Assemblée nationale au début du mois de juin. Son ambition est grande, puisqu’il s’attaque à trois piliers majeurs du marché du travail : la formation professionnelle, l’apprentissage, et l’assurance-chômage.

Afin de réformer la formation professionnelle, ce texte propose d’investir massivement dans la formation pour créer une société de compétences, de donner à chacun la liberté de choisir son avenir professionnel, et de protéger les plus vulnérables contre le manque ou l’obsolescence des compétences.

L’apprentissage, quant à lui, sera promu grâce à de meilleures rémunérations pour les 16-20 ans, la mise en place d’une aide de 500€ pour le passage du permis de conduire, et l’ouverture de l’accès à l’apprentissage jusqu’à 30 ans (au lieu de 26 ans comme c’est actuellement le cas). Ces mesures visent à rendre l’apprentissage plus attractif pour les jeunes, et sont selon moi à la hauteur de cette ambition.

La réforme de l’assurance-chômage vise enfin à faire bénéficier de ce filet de sécurité les indépendants et les démissionnaires lorsqu’ils ont un projet de reconversion, ainsi qu’à renforcer l’accompagnement et le contrôle des demandeurs d’emploi, pour que ce système soit plus juste.

Ce projet de loi comporte également des dispositions sur l’égalité femmes-hommes, et l’accès à l’emploi des personnes handicapées. Ce texte me tient à cœur, parce qu’il représente la contrepartie indispensable à la souplesse accrue donnée aux entreprises : celle d’une protection accrue des personnes contre les accidents de la vie.

Jean-Noël Barrot