Elections européennes du 26 mai 2019

Le 26 mai prochain, les français éliront les 79 députés européens représentant la France parmi les 705 députés du Parlement européen. A la différence des élections européennes de 2014, les élections ne se feront plus via des circonscriptions régionales mais via des listes nationales.

Dans une lettre adressée aux citoyens européens et publiée dans 24 pays, Emmanuel Macron défend sa vision de l’Europe.

 La vision d’une Europe qui n’a jamais été aussi nécessaire depuis la seconde guerre mondiale, mais qui n’a pourtant jamais été autant en danger. Une Europe dans laquelle le Brexit manifeste l’absence de réponse au besoin de protection des peuples face aux grands chocs du monde contemporain mais également le piège européen, celui des mensonges et de l’irresponsabilité. Le repli nationaliste ne propose rien : c’est un rejet sans projet, et ce piège menace toute l’Europe.

 Or, l’Europe est un succès historique : la réconciliation d’un continent dévasté. Mais aussi la protection face aux défis de notre temps : Chine, géants du numérique, capitalisme financier, modernisation de notre pays.

 Pour lutter contre ceux qui voudraient détruire cette Europe, le Président de la République propose une renaissance européenne fondée sur trois piliers : la défense de nos libertés, la protection de notre continent et la promotion de l’esprit de progrès.

 Il propose la création d’une Agence européenne de protection des démocraties qui fournira des experts européens à chaque Etat membre pour protéger son processus électoral contre les cyberattaques et les manipulations. Il avance l’idée d’interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères, bannir d’Internet par des règles européennes, tous les discours de haine et de violence.

 Pour mieux protéger notre continent, il annonce la remise à plat de l’espace Schengen. Il défend aussi l’articulation entre un contrôle rigoureux des frontières avec une politique d’asile commune d’accueil et de refus. Un cap clair doit être donné au projet de défense européenne. La politique de concurrence, enfin, doit être refondée en sanctionnant ou interdisant en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et aux valeurs européennes essentielles.

 Il évoque aussi la création d’une banque européenne du climat pour financer la transition écologique  et  une régulation européenne des géants du numériques. L’Europe doit également se tourner davantage vers l’Afrique en assumant un destin commun.

 Convaincu que c’est au travers de cette Europe refondée que nous pouvons collectivement reprendre en main notre destin commun, je souscris très largement aux propositions du Président de la République et vous invite à lire sa lettre si vous ne l’avez déjà fait.

Jean-Noël Barrot