L'acte II du quinquennat

Le 12 juin 2019, Edouard Philippe lançait l’acte II du quinquennat lors de son discours de politique général à l’Assemblée nationale. Cet acte II s’attachera à apporter des réponses à quatre urgences : L’urgence écologique, l’urgence sociale et fiscale, et l’urgence démocratique. 

Le gouvernement souhaite en premier lieu promouvoir une mobilité plus propre et partagée grâce à la loi d’orientation des mobilités. Parallèlement, la loi énergie-climat fixera les orientations en matière de transition écologique. L’énergie produite par les centrales nucléaires représentera 50% du mix énergétique d’ici 2035, et sera complétée par le développement massif du renouvelable et notamment de l’éolien en mer. Parce que l’Etat doit également être exemplaire, tous les produits en plastique jetables seront bannis de l’administration à compter de l’année prochaine. 

Les impôts baisseront de 27 milliards d’euros d’ici 2022. Pour lutter contre le chômage de masse, un système de bonus-malus sur les cotisations d’assurance chômage à destination des employeurs sera instauré. Ce dispositif s’appliquera dans les 5 à 10 secteurs d’activité utilisant le plus de contrats cours. Parallèlement, la réforme de l’assurance-chômage présentée le 18 juin compte instaurer une dégressivité de l’indemnisation pour les salariés qui perçoivent les salaires les plus élevés et qui sont en mesure de retrouver un emploi plus vite que les autres. Pour encourager la reprise d’activité, le gouvernement mettra fin aux situations où le montant de l’allocation mensuelle du chômage est supérieur au salaire mensuel moyen perçu. En 2020 sera créé un « service unique d’information des familles » qui leur permettra de connaître en temps réel les places de crèches et d’assistantes maternelles disponibles.  30 000 nouvelles places en crèches seront créées, et 60 000 professionnels seront formés.

 Cet acte II souhaite également répondre au défi du vieillissement de la population. 
Pour cela, Edouard Philippe s’est engagé à prendre des mesures fortes favorisant le maintien à domicile des personnes âgées et la prise en charge dans les EHPAD. Un projet de loi sur la dépendance sera présenté en fin d’année. Concernant la réforme des retraites, le Premier Ministre a réaffirmé que l’âge légal de départ à la retraite ne bougerait pas mais qu’un nouvel âge d’équilibre sera défini avec des mesures incitatives pour travailler plus longtemps. 

Le Premier Ministre a annoncé que des mesures de fermeté seront prises face aux trafics de stupéfiants, au terrorisme, et à la radicalisation. Il a également évoqué la nécessaire Réforme de l’Etat qui sera annoncée « dès ce mois-ci » au conseil des ministres.  

 

Jean-Noël Barrot